CHAPITRE II LES QUALITES DE LABONNE-CONDUITE
1088. Nous prions Dieu, qu’Il soit loue! de nous illuminer ici-bas et
dans l’autre monde il faut savoir
1089. Que la meilleure parure dont l’homme puisse se parer, est la
bonne conduite partout où il passe
1090. C’est la chose par laquelle le serviteur parvient au Paradis et
au voisinage de Dieu, Très-Haut
1091. Quiconque cherche à pénétrer dans l’enceinte scellée sans
cette conduite légale, est un sot infâme
1092. Les hommes de science rapportent qu’elle, constitue (ou peu
s’en faut) les deux tiers (2/3) de la dévotion, tellement son
avantage est évident
1093. Elle se compose de deux (2) parties, selon AL DEYMANI :
une première partie devant être pratique - manifestement vis à vis
des hommes
1094. Une deuxième, discrètement à l’égard du Maître des
créatures mais la première doit venir nécessairement après la
deuxième,
1095. Dans la première, on compte le caractère et le scrupule, aie
honte. On t’élève
1096. Ainsi le fait de privilégier la droite et de prononcer la
“Basmala” chacun à sa place
1097. D’observer les règles de la bonne conduite en mangeant et
dans l’usage du cure-dent qui est recommandé, surtout à
l’occasion de la prière.
1098. De serrer la main à quelqu’un avec les deux (2) mains, de lire
le Coran, de prononcer très bien la salutation et d’être généreux
1099. De même le fait d’aller visiter un mâlade, de répondre à son
salut. Observe ces recommandations
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1100. La prononciation de la formule “Hamdala’’ par celui qui
éternue et celle de la réponse par celui qui l’a entendu, le fait de
fermer la bouche avec la main quand on baille
1101. De même la coupe(Al fiitra) , la demande de permission, ô
mes frères, avant de pénétrer dans la chambre d’autrui
1102. Le fait d’accorder le pardon à un offenseur, de donner à
celui qui te prive
1103. De renouer avec celui qui t’a abandonné, de même de se
montrer tous. Réveilles-toi et suis!
1104. Ces deux derniers principes deviennent des obligations pour
des
parentés, notamment à l’égard d’un père, fut-il idolâtre
1105. Il faut noter f’éducation de tes enfants afin qu’ils deviennent
sages et soient dans la bonne voie
1106. De même, dis-je, la pitié pour les enfants et le respect pour
les grands
1107. Traite ton égal de la manière dont tu aimerais être traité toimême,
il y a f beaucoup d’autres conseils de ce genre
1108. Un sermonneur dit, s’adressant à son fils chéri : Apprête-toi
à adopter les b meilleures manières, agissant sans hypocrisie
1109. L”adab” et l”adab” ,puis l”adab” c’est d’obeir et de
respecter la mère, le père»
1110. «L’oncle, la tante, le .grand-frère, le chef spirituel, ce dernier
est, certes, digne du bon traitement»
1111. Quiconque est plus grand (ou plus âgé) que toi, honore-le,
quiconque est plus petit que toi, épargne-le et témoigne-lui de
pitié»
1112. Ici se termine l’explication de la partie extérieure concernant
la conduite. Voyons maintenant la partie intérieure
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1113. Quant à cette partie qui est tout à fait intérieure, quand tu
t’en moqueras, tu seras repoussé et relégué dans les ténèbres, ô
jeune!
1114. Le fait d’être repoussé du Seuil de Dieu Très-Haut et d’être
enténébré, est pire que toutes les peines et tous les châtiments
1115. De même que de critiquer Sa Volonté et Ses Décisions, fut-ce
par de simple mots tels que :‘si ce n’était’’, ‘puisse Dieu’’.. .etc
1116. En formulant des regrets, extériorisant son dépit, sa
désolation,ses longs projets d’avenir ou regrets de passé
1117. De critiquer Dieu à travers Son essence ou Son oeuvre pour
quelque événement, pour quelque cause que ce soit
1118. De même à travers les bons chefs spirituels dans le coeur ou
par les organes. Tout cela est a éviter. Tache d être leur ami ;
cesse d avoir un choix avec Dieu dans le courant des affaires
1119. De spéculer parallèlement à Sa décision, fut-ce par le coeur
et le faite de conjecturer
1120. De tourner la tête avec désir ou avec crainte vers les
créatures ainsi que de te plaindre à eux. Ne tourne la tête de
quelque côté que ce soit vers les créatures, mais aie recours au
Créateur
1121. L’habitude de choisir des solutions de facilité, d’interpréter
la arî dans le sens le plus simple (par paresse ou par tiédeur dans
la foi, de biaiser avec sa conscience)
1122. L’aspirant qui prend l’habitude de choisir les facilités dans
l’application la “Sa”, ne réussira jamais
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1123. Il est condamnable d’utiliser les biens désirables et licites que
Dieu procure sans avoir l’intention de l’adorer,
1124. De même que de se servir de Ses biens sans le faire pour
parvenir aux oeuvres pies ; quand tu te sers de ses biens, aie cette
intention, tu seras comblé de biens
1125. Il y a inconvénient à s’en servir sans l’intention de s’en
contenter, afin d’eviter l’illicite, mais situ t’en sers avec cette
intention, il n’y a pas de mal
1126. Il en est (des mauvaises conduites) de dormir pendant le
jour, sans avoir veillé la nuit précédente pour l’adoration du
Seigneur le Générateur des biens
1127. IL de dormir avant que d’y être contraint ou cela, pendant la
nuit du jeudi au vendredi que Dieu nous accorde la réalisation de
nos voeux
1128. Le fait de dire «cela est pour moi» ou «cela me nuit» en fait
partie ; cesse de te plaindre à cause de tes peines
1129. Il en est de se moquer des assemblées lors des prières
obligatoires (fard) sache-le, toi qui es adorateur
1130. De négliger la présence du coeur dans la prière et de n’aller
visiter les précellences, les éminents vertueux parmi les êtres
humains
1131. Il en est de manger les biens des gens perfidement au nom de
la religion de Dieu Très-Haut
1132. Il en est de l’abandon total et continu de la prière de nuit
pour l’amour de Dieu Très-Haut
1133. Car cette négligence entraîne le dénuement de l’homme à
l’au-delà. Ne passe pas la nuit gisant tel un cadavre
1134. Lève toi avec force quand les gens dorment, combattant le
sommeil Pour l’amour de Dieu
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1135. Il ne convient à aucun homme lucide de dormir toute le nuit
car de la sorte, il perdrait un bien immense
1136. Si tu veux être compté parmi les meilleures aux yeux de
DIEU observe sans discontinuer, la prière de l’aube
1137. La prière de nuit pour l’amour du Clément, préserve
l’homme demain, des feux de l’Enfer
1138. Deux “raka” que l’homme effectue dans la deuxième moitie
de la nuit
1139. Ont plus de valeur l’homme que tout ce bas monde et ce qu’il
contient. Cela est rapporté
1140. On rapporte du meilleur des Envoyés d’AI.LAH sur lui les
deux meilleurs saluts de Dieu (Amen)
1141. Que si ce n’était la peine qui péserait sur nous, il rendrait
cette prière obligatoire par ce qu’elle constitue un idéal très élevé
1142. Nos Seih JUNAYD et IBN AL Qasim que le Seigneur du
monde les agrée
1143. Chacun de ces deux a été interrogé dans un songe par un des
élus de cette communauté sur son état (après sa mort)
1144. Chacun avait répondu «il ne nous reste plus de récompense
de nos bonnes actions dans notre tombe que celle des “raka” que
nous prions à l’aube»
1145. Et cela, bien que toute leur vie fit passée dans l’exécution des
bonnes actions, que penser alors du cas des autres gens? –
1146. Si tu es incapable de te lever pour prier la nuit et le jour, de
faire le jeune tout en utilisant les biens illicites
1147. Sans jamais te repentir avec abandon et regret, tu n’auras
que le jour du Jugement
1148. Celui qui prolonge ici la prière nocturne, verra bien écourtée
en sa faveur la longueur du jour du Jugement de Dieu
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1149. Si tu vivifies une nuit par la répétition du no, de ton
seigneur, tu te réveilles le matin sans péchés tel que ta mère t’avait
mis au monde
1150. Quant à ce qui facilite la prière de nuit, on note la sobriété en
aliment et le repos
1151. Le fait de ne pas commettre de péchés pendant la journée de
ne pas s’attacher à une autre chose que Dieu
1152. Car les péchés entraînent la sécheresse du coeur, comme
nous l’avons mentionné plus haut, ils causent aussi beaucoup
d’autres malheurs
1153. Ils s’interposent entre l’homme et ses chances de bénéficier
de de la Miséricorde divine (que Dieu nous préserve du péril)
1154. Notre Seih le sage At-Tawrt dit (que Dieu lui accorde la
meilleure récompense –
1155. J’ai été empêché de prier la nuit pendant cinq mois
consécutifs»
1156. « Cela à cause d’un seul péché que j’ai commis». Interrogé à
ce sujet, le saint homme répondit:
1157. «J’ai vu un parmi ces croyants en train de pleurer et je me
suis dit en moi-même, qu’il n’était pas sincère ; qu’il faisait le
“riyâ”
1158. Voilà tout, car le mal commis appelle le mal, et le bien aussi
appelle le bien. Cherche le bien
1159. Une petite quantité de chacun de ces deux en appelle la
grande, ne te e permet jamais de faire un quelconque mal
1160. 0n a dit que l’homme ne manque une prière en assemblée
qu’à cause d’un pêché qu’il aurait commis
1161. Et que même “le rêve d’homme” pendant la nuit n’est, en
fait, qu’une sanction qui leur est infligée
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1162. Excepté, dis-je, celui des combattants de “Badr” que Dieu
soit satisfait d’eux, tout le temps
1163. Car le leur n’est que l’annonce de bonnes nouvelles de la
part de Dieu et n est qu une amélioration de leur sort qui les
éloigne de toute attrition
1164. Tout péché commis empêche l’homme de prier la nuit.
Accepte ma parole!
1165. Mais l’influence particulièrement néfaste exercée sur le
coeur d’un dévot \ (d’après la déclaration des élus)
1166. Est celle de l’absorption de choses prohibées par la Sarîa à la
différence de celle des licites qui produit par contre l’effet
contraire. on rapporte que le fait de ne manger que ce qui est
licite, produit sur le coeur un effet bénéfique qui le purifie
1167. Que de fois, dit-on, une mauvaise nourriture empêche
l’homme de se lever la nuit pour prier et est cause de grande perte
1168. Que de regards portés, nous dit-on, sur quelque chose qui est
prohibée, empêchent de lire une seule sourate (surate) du Coran
1169. Je signale dans ces vers, quelques facteurs qui facilitent la
prière de nuit:
1170. D’abord le fait de connaître les avantages que comporte la
prière de nuit en écoutant les versets et les informations qui en
découlent concernant ce sujet
1171. Car cela fortifie l’espoir; de même que d’avoir un coeur
exempt de toute haine, d’antipathie et d’innovations blâmables
1172. L’homme doit bannir de son coeur l’excès de soucis relatif à
ce bas monde afin de bénéficier de l’agrément de Dieu
1173. Car, quand ces soucis s’emparent d’un coeur, l’homme, dans
sa prière, ne pourra penser qu’a ce qui le préoccupe Récite – t – il
résolument et à haute voix
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1174. Il ne pense qu’à ce qui l’occupe, mais non à sa prière ;
diminue donc tes soucis et evite de perdre
1175. Celui qui ne peut se lever la nuit pour prier, à cause d’un
lourd sommeil
1176. Doit faire ses prières surérogatoires après la prière du
“magrib” (du cou- r du soleil) et après celle qui suit, c’est à dire
d’obtenir la récompense –
1177. Puis, il se lève avant le matin, en faisant des efforts, pour
qu’au matin il se trouve pas encore en train de dormir
1178. Qu’il prie, après cela, au début et à la fin du jour, en
fournissant les efforts nécessaires
1179. Si cela lui est impossible dans la nuit, à cause d’un mal
(malaises ou maladie)
1180. Qu’il se lève, au moins, et se tienne assis pendant un moment
qui suffit juste pour prier quatre “rakâ” ou pour traire une brebis
1181. Selon le “Hadît”de l’Envoyé d’ALLAH, sur lui la plus sainte
prière de l’Envoyeur
1182. Si cela lui est encore impossible, qu’il prie deux rakâ
seulement, ni plus, ni moins
1183. S’il ne le peut pas, non plus, qu’il associe la face tournée
vers la Kaba invoquant Dieu, le seigneur absolu
1184. Pendant un laps de temps, méditant et mentionnant le Nom
de Dieu, sans être couché à la manière d’un mort dans son
tombeau
1185. Quiconque prétend aimer son Seigneur et dort toutes les
nuits
1186. Est un menteur,le Prophète DAVID (que Dieu lui accorde
salut et paix), a reçu une révélation dans ce sens
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1187. La négation est mentionnée parmi les causes qui empêchent
de prier la nuit ; ainsi que l’emprunt illégal d’excuse. Cela, après
le rapport des érudits
1188. Il en est également de la recherche de la beauté (du
raffinement) et le fait de courtiser les autorités a la recherche
d’une situation, d’une richesse ou de prestige
1189. De s’attribuer la sainteté ou un degré hiérarchique élevé
dans les Maqâmât (stations mystiques) ainsi que de les viser dans
ses adorations. Sache-le!
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SUBDIVISION
1190. Ensuite le respect des droits de chaque moment (dans
l’emploi de notre: temps) fait partie des ‘âdâb” aux yeux des gens
de la foi
1191. Observe bien quatre de ces moments, qui ne sauraient faire
l’objet de rappel, quand ais sont déjà passes
1192. Le droit de Dieu le Tout-puissant dans les actes de dévotion
requiert que l’adorateur sache que Dieu seul est à l’origine de son
acte, lui qui est son —
unique bienfaiteur –
1193. Ainsi, il réalise la reconnaissance envers Dieu et lui voue un
culte exclusif dans l’action, sans fierté, ni présomption, conscient
de son insuffisance et sollicitant le voile sur ses péchés
1194. Agissant ainsi, mon frère, tu surpasses toute personne qui
n’agit pas de la sorte
1195. Le droit de Dieu dans les bienfaits est que tu témoignes de Sa
générosité et de Sa Bonté qui t’a facilité les actions, car c’est lui
seul qui nous guide. Qu’il soit exalté!
1196. Qui est le seul à l’origine de tout, sachant que tous les
moyens et intermédiaire sont soumis à Sa Volonté
1197. Ensuite le remerciement dû, logiquement et socialement, à
celui qui a servi d1intermédiaire, te permet de réaliser en même
temps
1198. L’union entre la “Haqîqa” et la Sarîa car Dieu nous ordonne
de les allier l’une à l’autre
1199. Quiconque omet celui-ci, est coupable de négation et qui
omet celui-là, est coupable d’ingratitude
1200. Sois content, à la fois du Bienfaiteur et du bienfait par
reconnaissance
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1201. Car tout bien reçu est dû à la bonté du Clément Très-Haut ;
c’est de lui que nous sollicitons le plus grand bien
1202. Ne sois pas content du bien seulement parce qu’il t’a
satisfait; il y a un danger en cela
1203. Aide-toi des bienfaits de Dieu pour lui obéir et l’adorer, tu
bénéficieras ainsi les honneurs lors de ta mort
1204. Si, malgré la multiplicité des faveurs de Dieu à ton profit, tu
continues d’agir mal,
1205. Si malgré Ses bienfaits qui se succèdent, tu ne te montres
point reconnaissant envers ton Bienfaiteur, sache que cette
carence te fait encourir la Colère de Dieu qui t’éloigne de sa
Miséricorde
1206. Son droit dans la succession de tes péchés, requiert la crainte
de Son tourment et le repentir immédiat
1207. Pleurant à fendre l’âme avec humilité, invoquant sa
Miséricorde dans la ferme résolution de mener désormais, une
conduite irréprochable
1208. Tu dois le remercier parce que ce péché pouvait’ être plus
grand aussi et encore tu ne t’es pas fait d’illusion sur sa gravité,
par mépris,
1209. Il te faut tout de même être reconnaissant et rester conscient
de la Clémence du Tout-puissant et de la subtilité de Sa Bonté
dans toutes les situations
1210. Car cette situation désespérante peut engendrer ta guérison
du mal de la fierté et de ton aveuglement
1211. Or la fierté est pire que tous les pêches elle écarte l’homme
du chemin de Dieu qui traite tous selon leurs mérites
1212. Ce vice inculque à l’homme son autosuffisance, le rendant
sot orgueilleux et négligence
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1213. Le droit de Dieu dans l’adversité (qui frappe l’homme), est la
résignation, la longanimité et la complaisance à Sa décision
1214. Il ne convient à aucun serviteur d’accuser son Seigneur en
détestant son action avec chagrin
1215. Car il témoigne à l’endroit des créatures une pitié qu’elles
n’ont ni pour eux-mêmes, ni pour leurs enfants
1216. Il ne cherche que notre bien absolu, c’est pourquoi, on juge
très injuste de l’accuser
1217. Demande-lui de te conjurer le mal et de t’accorder la paix,
Sois satisfait de tout ce qu’il décide
1218. Ne cesse de travailler pour réaliser tes objectifs dans la
mesure du possible et cesse d’adresser tes plaintes aux créatures
en cas de peine
1219. Si pour quelque mal tu te retournes vers ces créatures il faut
t’en repentir et te retourner vers Dieu
1220. Tout mal qui nous atteint découle de nos propres fautes et de
nos péché
1221. De là il serait injuste, de notre part, d’insulter ou de
calomnier ceux qui se montrent injustes envers nous. Cela est de
l’avis du consensus des savants C’est pour cela aussi que les sages
considèrent que le sentiment du bon- heur découlant de nos
bienfaits, peut cacher un danger de tourment
1222. Remercie Dieu du fait que cette catastrophe pouvait être plus
grande encore et qu’elle pouvait porter sur votre foi
1223. Remercie-le du fait qu’il te traite de même manière qu’il
traite ses Saints en les mettant a l’épreuve
1224. Encore, il est de Sa Bonté de te punir ou de te corriger icibas,
alors qu’il pouvait attendre ta mort pour te punir dans
l’autre Monde
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1225. Prends l’habitude d’implorer son Pardon à chaque instant
avant que tu e ne le courrouces
1226. Ne cesse de le louer, de nier à tout autre que, la forcer la
Puissance et les moyens yens de faire quoique que ce soit
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4 SUBDIVISION la longanimité
1228. La longanimité qui implique ici la patience à endurer la
peine dans l’adoration du Clément miséricordieux, (qu’il soit
exalté !) fait partie de ces ‘Adabs’’
1229. La. patience à lutter contre les tentations de la désobéissance
dès le premier coup, selon l’enseignement de notre Guide
1230. Notre Seigneur MUHAMMAD (salut et paix éternels sur lui,
sur sa Famille et sur ses Compagnons)
1231. Il est très méritoire d’être discret à dissimuler le mal qui
nous frappe au point de paraître tout à fait en paix et de faire
effort autant que possible
1232. Il en est de la patience, du courage de l’homme luttant contre
la tentation de ce qui lui ‘est interdit et ainsi contre les plaisirs
néfastes
1233. Il lutte contre les mauvaises pensées, restant patient et ferme,
dans la b félicité et la paix pour l’amour du Créateur
1234. • Le mot sabr” en arabe (patience) accepte trois emplois
suivant les particules u as indirect antéposées au complément,
quiconque les observe, est une personne lucide
1235. • Ces particules ou «préposition» sont : “àlâ” (sur) ;Cân (de
ou contre) ; fî (dans)
1236. Quant a la patience avec la particule “sur” équivalant à la
préposition “dans” en français (1er cas), c’est la patience dans
l’adoration et dans l’adversité qui frappe. Elle constitue le
meilleur comportement.
1237. Notre Seigneur mentionne trois cents (300) degrés
hiérarchiques d’élévation pour celui qui la pratique
1238. ‘Notre patience (résistance) (le deuxième cas) “contre” la
tentation des plaisirs, pour l’amour de Dieu,(Sa1im), “contre” les
mauvaises pensées et tout ce qui est prohibé
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1239. Dieu donne six cents (600) degrés d’élévation à celui qui
réalise ce genre de patience
1240. La patience ou fermeté “dans” (le troisième cas) la paix et
“dans” la félicité, est la plus méritoire des trois, oui!
1241. Notre Seigneur fait avancer de neuf cents échelons, (900)
celui qui la professe
1242. Seul celui qui croit à la récompense, patiente dans l’adversité
1243. L’homme ne patiente dans la paix tant qu’il ne croit pas à
l’au-delà
1244. L’homme le plus brave, est celui qui patiente dans la paix et
la félicité
1245. Cette patience consiste à ne pas s’y attacher au point de s’y
laisser tremper en s’y abondonnant naïvement. Voluptueusement
1246. Avec béatitude et confiance, parce que cela expose à des
épreuves terribles
1247. L’homme ne doit pas s’abandonner éperdument aux jeux et
aux plaisirs sans songer à ses devoirs et à son avenir
1248. Il doit avant tout, s’acquitter des droits de Dieu sur sa
fortune
1249. Il en est aussi de s’imposer une rigueur austère au détriment
de l’âme charnelle, de réprimer son avidité naturelle
incommodante afin de parvenir à la proximité de Dieu le Maître
du Trône
1250. Aussi la patience dans l’observance du comportement
respectueux devant Dieu Très-Haut
1251. IL y n’est de notre patience pour faire face aux multiples
dépenses en puisant dans notre bouse sans crainte de pauvreté
1252. Il en est aussi de donner aux ayant droits la totalité de leurs
parts pour la Face de Dieu
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1253. De même notre patience devant les charges de la famille et le
fait de supporter leur mal dans le meilleur de comportements en
parole et en actes
1254. La famille est à supporter, elle constitue l’un des chemins qui
conduisent vers Dieu Très-Haut ; le minimum d’effort est de se
soucier de ses membres
1255. Le maximum, le plus haut degré (en acte) est d’en être
content pour le Seigneur bien qu’elle soit une charge ; d’avoir
confiance en Dieu et de compter sur lui, tout le temps, en ce qui la
concerne
1256. L’acte moyen est de les nourrir. Les esprits ne divergent
point en cela
1257. Le fait de se résigner à leurs exigences, de les tolérer, de
supporter leur charge sans céder à aucune mauvaise influence
1258. Il y en est encore de la patience de l’homme pour ne pas
céder à la tentation d’opérer des “charismes” ou de parler de
choses qu’il aurait vues ou sues par Kâf (vision spirituelle par la
levée des voiles)
1259. Et de s’interdire volontairement l’amour des louanges en
public
1260. Ainsi l’amour de l’autorité et de l’éloge ; il y en est de
patienter à rester inconnu, indifférent à la célébrité
1261. Sous la bannière de la modestie et de l’humilité préférant
l’autre monde a cette vie dérisoire
1262. Ainsi de rechercher la proximité de Dieu notre Seigneur qui
satisfait tous les besoins à l’exclusion des créatures
1263. De réaliser pleinement la qualité de Ubûdiya’’ (vrai serviteur
de Dieu), qui est une très bonne qualité.
1264. Qualité par laquelle l’homme se hausse au plus haut rang, de
cesser de disputer avec le grand Maître du Royaume
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1265. Il y en est de cacher l’action pieuse, de contraindre, tout le
temps, notre âme charnelle
1266. De la priver de jouir de fruits succulents, fussent-ils licites.
Réveille-toi!
1267. Il y en est de même de cacher les bienfaits et l’aumône. Ne
cesse d’être désintéressé
1268. On rapporte que le fait de cacher la douleur, l’aumône et
l’adversité ainsi que la pauvreté
1269. Constitue l’un des plus précieux viatiques que l’on puisse se
réserver pour l’au-delà auprès de Dieu
1270. Le fait de cacher la pauvreté qui est parmi les choses les plus
difficiles, en fait partie. Nous l’avons vu plus haut
1271. Il est plus méritoire encore de patienter dans les séances de
« muraqaba » (meditation extatique) avec DIEU
1272. De l’écouter attentivement, de concentrer tou1te son
attention, son souci, etc... cela également en temps de crainte et de
sécurise .
1273. La patience dans l’amour de Dieu, dans la honte qu’on a de
lui et dans la complaisance à sa volonté et à ses secrets
1274. Qui consiste à faire preuve de sérénité face à Ses Décisions où
qu’elles se fassent, pour le bien comme pour le mal
1275. Tout en témoignant dans son coeur que ce bienfait vient de
Dieu par sa Volonté et Sa Bonté
1276. C’est la sagesse de Dieu qui préside dans tout cela avec
l’intention de le mettre à l’épreuve
1277. Puis il faut savoir que la parfaite patience a des utilités, des
avantages nombreux aux yeux du Seigneur Très-Haut
1278. Elle comporte le salut t la satisfaction, ici-bas et à l’au-delà,
sans danger, ni mauvaises conséquences
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1279. IL en va de même pour obtenir une haute place demain et de
triompher sur ses ennemis. Patientez, ô aspirants !
1280. Ajoutez l’avantage d’être à la tête des créatures et de guider
les autres, elle nous vaut l’honneur et l’éloge de Dieu
1281. IL en est de même de l’amour de Dieu. Une récompense sans
limite sera pour tous ceux qui s’y adonnent
1282. Elle inspire la joie, donne miséricorde, assure l’honneur et
l’exaucement . des prières , procure le bonheur ici-bas et au jours
de l’Angoisse
1283. On lit dans un «logia» : «Si Dieu aime quelqu’un, il le met à
l’épreuve par des malheurs» ceci
1284. Dans le but de le combler et d’accroître ses récompenses par
cette épreuve Soit patient et réveille toi!
1285. On rapporte qu’aucun mal : fatigue, angoisse, douleur,
maladie etc., n’atteint un croyant
1286. Fut ce la piqûre d’une épine dont la douleur lancinante
torture le coeur si ce n’est pour que DIEU ôte a ce croyant tout
son pêche
1287. Le vocable “nasab” est traduit par fatigue et épuisement par
les lucides connaisseurs
1288. ‘ Le mot “Wasab” par maladie, ces sages propos sont
rapportés par les.2 Seih AL BukhARY et MUSLIM les tenant
eux-mêmes, de ABU SAID) et de ABU HURRAYRA
1289. Ces derniers faisant partie des compagnons (que Dieu soit
satisafit d’eux)
1290. Dieu éprouve son serviteur en fonction de sa foi d’après ce
qui est rapporté
1291. S’il le trouve ferme, il renforce ses épreuves, mais si au
contraire il le trouve affligé, éploré, il le laisse en paix ou il
diminue sa peine
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1292. Le serviteur ne sort des épreuves que devenu très pur ,
propre des pêches qu’il avait commis
1293. Celui qui jouit pleinement de la paix ici-bas, regrettera
demain à la vue des gens qui ont été éprouvés
1294. Il souhaitera avoir eu le corps “ciselé” et déchiqueté, à
chaque instant, dans ce monde
1295. Cela en raison des récompenses sans limites qu’il verra,
destinées aux éprouvés d’ici-bas
1296. Dieu, tel un père, se souciant constamment de ses fils
1297. Réitère ses épreuves ici-bas à tout serviteur croyant et
combattant
1298. Nous venons de voir un “hadît” selon lequel Dieu éprouve,
par des peines,celui que, réellement il aime
1299. Si celui-ci se résigne et tient bon, il le préfère et le choisit, si
non seulement il se résigne mais en est content il l’élève et l’agrée
1300. Les malheureux d’aujourd’hui n’auront pas de balances,
demain pour peser leurs actions, on ne leur ouvre pas de registre
pour quelque examen que se soit
1301. Mais on leur donne, on leur entasse abondamment leurs
récompenses sans mesure et sans contrôle. Bonheur à ceux-là
1302. Ici, quand un bonheur t’arrive, remercie Dieu, quand un
malheur te frappe, patiente
1303. Les anciens ascètes s’inquiétaient, voire s’effarouchaient et
s’attristaient
1304. Quand ils avaient passé un an sans être éprouvés par un
malheur quelconque
1305. Dans leurs fortunes, dans leur ostérité ou leur corps, ils en
concevaient une profonde tristesse à cause de leur espérance
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1306. En leur Seigneur quand il les éprouve ; ces créatures là sont
les gens de la sagesse
1307. Un vrai croyant ne reste pas quarante (40) jours sans être
effrayé
1308. Par une grande peur ou une catastrophe multiple ses
récompenses
1309. Les plus précieux viatiques auprès de Dieu sont deux
“gouttes “ et deux “gorgées”
1310. Une goutte de larme dans les ténèbres de la nuit, versée par
un adorateur qui s’efforce et s’humilie dans sa prosternation
1311. Une goutte de sang dans le combat pour élever la voix de
Dieu le Créateur - des serviteurs
1312. La première gorgée est celle de la colère réprimée avec
courage et patience du croyant qui se résigne dans le but
d’obtenir l’agrément de Dieu l’Absolu
1313. La deuxième est celle d’une catastrophe nous survenant,
réprimée avec . courage et longanimité. Patiente, ô frère! tu seras
sage
1314. Il en est de prier pour observer la vraie servitude envers
Dieu,de faire preuve de sa condition de nécessiteux envers lui et de
le prier avec ferveur
1315. Sans pour autant chercher à être un privilégié, de peur
d’accuser son Seigneur le Généreux
1316. Car lui, Il fait ce qu’il veut et non ce que veut l’aspirant –
1317. Ce comportement est appelé le- cerveau ou le coeur de la
dévotion, étant hautement apprécié
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CONDITIONS DE PERFECTION
DE L’INVOCATION : “ÂDÂB”
1318. Les “Âdâb” sont : éviter ce qui est illicite, en n’absorbant, en
ne revêtant, en ne prononçant que ce qui est réellement permis
par la ‘Saia” ‘
1319. Vouer un culte exclusif à Celui qui détient les âmes et les
corps (des serviteurs)
1320. On recommande d’accomplir une bonne action légale avant
l’invocation, de faire l’ablution et la purification du lieu
1321. D’effectuer une prière de quelques raKa, de s’accroupir et
de faire face à la cela est préférable
1322. De prononcer la louange du Seigneur miséricordieux ; de
prier sur le Serviteur honorable au commencement et à la fin –
1323. De tendre les deux mains élevées à la hauteur des deux
épaules, ouvertes et nettes
1324. Avec respect, vénération et humilité dans l’attitude du
nécessiteux
1325. En guise de sollicitation, d’utiliser les Noms glorieux et très
beaux de Dieu et par des formules rapportées du meilleur homme
1326. Celles rapportées des anciens vertueux, en guise de prière,
tels les Compagnons et les Chefs spirituels éducateurs
1327. Il en est de s’adresser à Celui qui a crée l’univers “ex nihilo”
et qui le reprend, par l’intermédiaire de Ses Prophètes et de Ses
vertueux serviteurs
1328. Invoquant à voix basse avec la reconnaissance des péchés
ombrant son coeur ; il commence d’abord par lui-même pour ne
pas en sortir les mains vides
1329. Il ne doit pas faire de réserve dans ses prières, étant Imam,
mais qu’il ‘ formule ses sollicitations avec décision pour la
Communauté
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1330. Qu’il soit résolu et fasse des efforts- avec la concentration du
coeur, qu’il ait bonne espérance dans son invocation sans cesse
réitérée
1331. Sois précis avec persévération et ne sollicite pas des choses
illicites, sois intelligent.
1332. Ne sollicite pas. non plus quelque chose de révolu (déjà
accompli) ou d’impossible, ne fais point de restriction, ni abandon
d’un quelconque » parent
1333. Ne sois pas pressé ou impatient et ne dis pas : «ma prière
n’est pas exaucée» surtout ne désespère jamais.
1334. Il en de demander tout ce dont. tu as besoin, de même de
dire “amen”, doit en faire de même celui qui entend la sollicitation
1335. On recommande de passer les deux mains sur le visage après
l’achèvement de sa prière
1336. Celui qui respecte ces conseils en priant, aura satisfaction
sans aucun doute
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LES MOMENTS OÙ DIEU EXAUCE LES PRIÈRES
1337. Les moments sont, selon l’avis des connaisseurs : Le mois de
Ramadan”,le jour de Arafat
1338. La nuit du “qadr” (de grandeur) ; la nuit, le jour et la grande
heure bénie du vendredi
1339. Il y a divergence d’esprit à situer cette heure bénie du
Vendredi selon les Docstes Seih
1340. Selon une .opinion, c’est entre l’installation de l’Imam sur
l’estrade dans la station assise et la fin de la prière.
1341. Selon une autre cette heure est le moment où l’imam récite la
Fatiha
1342. La deuxième moitié de la nuit ; le milieu de sa dernière
partie, le moment de la nuit dit aube “sahar” et les deux derniers
tiers (2/3)
1343. Le moment de la prière ; celui de l’appel à la prière, le temps
situé entre l’appel et le début de la prière, dit “l’iqâma”
1344. Le moment de la prononciation des deux Hayya Cals salâl de
l’appel à la prière (Nidâ) est un moment recherché pour toute
personne angoissée, perplexe et impuissante.
1345. Lors de la mise en rang pour la guerre sainte pu pour la
prière et aussitôt après les prières anoniques
1346. Lorsque, dans la mêlée, la bataille bat son plein contre les
mécréants pour élever la voix d’ALLAH. Prends bien note de ce
qu’on dit
1347. Immédiatement après une séance de lecture du saint Coran
et notamment la dernière qui termine ce livre, lorsqu’on boit l’eau
de “zam-zam’’
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1348. Lors de la prononciation par l’imam du dernier mot de la
“Fàtiha” “wala-d-dal-l îna”, lors d’une assemblée de musulmans
pour un quel- ‘ conque motif légal
1349. Lorsqu’on referme les yeux d’un mort (récemment mort),
lors de la tombée de la pluie, lors des chants du coq ou des séances
de “Dikr”
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LIEUX OU DIEU EXAUCE LES PRIERES
1350. Concernant ces lieux, on cite : les tournées rituelles autour de
la Kaba”et à. Multazam
1351. Lorsqu’on vient d’apercevoir la maison sacrée d’ALLAH, (la
Kaba), entre les deux mots ‘‘ALLAH”en lisant là sixième (6e)
sourate .AL Ancâm (s n°6v 124)
1352. A l’intérieur de la “Kaba”, au puits de zam-zam, puis à
“safâ’ et à Marwa”, lors de la marche entre ces deux derniers
lieux
Immédiatement derrière le “Maqâm”, à “Mina”, à “Ârafa”, il
faut compter les trois “jamra”
1353. Ainsi, les sépulcres des Prophètes, ceux des vertueuses
créatures et ceux des Saints
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CEUX A QUI ON EXAUCE LA PRIERE
1355. Quant à ceux don-t la prière est exaucée, on compte parmi
eux, le nécessiteux dans les transes, le musulman sincère
1356. Une quelconque personne victime d’une injustice, fût-elle un
idolâtre
1357. Un père priant du mal contre son enfant, un homme
vertueux qui s’impose de bonnes actions pour l’agrément de Dieu
1358. Un voyageur, un jeûneur jusqu’à la rupture de son jeûne, un
Imam juste et bon
1359. Un bon fils priant du bien pour ses deux parents, un repenti
des péchés qu’il avait commis
1360. Un bon musulman qui prie• en bien pour un autre musulman
en son absence, sans tache
1361. Adâbs finissent ici, apprêtons-nous maintenant à noter ce
que, en prose, le DEYMANI avait écrit
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LE (SUKR), LA RECONNAISSANCE ENVERS DIEU
1362. La définition du Sukr’ (reconnaissance envers Dieu) d’après
celui qui le connaît, est d’attester que tous les biens viennent du
Tout-puissant
1363. En utilisant ces. bienfaits,. en parole et en action, dans ce qui
requiert l’agrément de Dieu
1364. Il en est de s’humilier devant Sa Grandeur, il en est encore, il
faut le savoir, de se montrer fier, voire orgueilleux devant le
superbe richard
1365. On compte également le fait de vouer un culte exclusif à Dieu
dans nos actions pour l’amour de Celui qui est le Maître des
personnes.
1366. Le “sukr’’ possède, selon l’avis des “Sufîs’’, trois degrés
hiérarchiques, supérieur, moyen et inférieur
1367. Le supérieur consiste à adorer Dieu ayant pour fin sa stricte
vénération, le m6yen a l’adorer dans le strict dessein de lui être
obéissant»
1368. Le degré inférieur consiste à l’adorer pour un but, tels
obtenir le Paradis ou être sauvé du tourment de l’Enfer
1369. Il en est du (zukr) l’espoir de réaliser son rêve de bonheur à
l’au-delà utilisant, par l’action continue, les moyens traditionnels
1370. On appelle “Tamma” celui qui, sans utiliser les moyens et
sans passer par les voies requises, désirerait naïvement n venir à
ses fins
1371. L’espoir de ce dernier est appelé pure rêverie, sa paresse le
trompe périt
1372. La crainte accompagnée d’attrition parce que tu ignores ta
fin (puisque inconnaissable) est un comportement sage et louable
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1373. La sincérité et la satisfaction, accompagnées de l’abandon à
Dieu, constituent un excellent Comportement
1374. Il en est la contemplation extatique, I attention pieuse, de
même de se . ‘ contenter de la connaissance du Maître des destins
de ton état (pour ne pas se plaindre)
1375. Il en est de purifier sa foi par l’eau de la repentance vers le
Maître du genre humain,
1376. Se contentant du licite, tu arroses “ton jardin” avec des
averses de dévotion et de bonnes actions
1377. La prière facultative, mais combien méritoire, à la levée du
jour, dite”Al duba” et le fait de regretter amèrement d’avoir
manqué une adoration de Dieu le Bienfaiteur
1378. L’observance de toute cause pouvant entraîner une mauvaise
fin
1379. Que Dieu, le Clément, nous en préserve, tout le temps, au
nom du Seigneur des humains AHMAD
1380. Sur lui les meilleurs saluts et paix, sur sa Famille et sur ses
Compagnons,
les nobles illustres.
1381. Il y a parmi ce qu’on doit refouler l’amour de ce monde qui
s’empare du coeur d’un humain
1382. Par une plongée définitive en y consacrant tout souci et tout
soin,
1383. Avec la thésaurisation des biens, le coeur complètement
absorbé dans la passion de la fortune
1384. Il faut noter l’obstination de l’homme dans les péchés et les
innovations “blâmables, l’hypocrisie et les vices insignes
1385. Il faut éviter, écoute bien ce que je dis, le fait de formuler des
critiques à l’encontre des saints
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1386. De les, nier, de réfuter leurs déclarations concernant les
choses cachées et les secrets que Dieu, Très Haut
1387. Seuls l’ignorant ou le jaloux, dis-je, les dénigrent et
contestent leurs privilèges)
1388. Pourquoi calomnier un Serviteur de Dieu qui se détache des
créatures pour mieux servir le Maître de L’univers avec ferveur et
dévouement ?
1389. Comment dénigre-t-on celui qui craint dûment son Seigneur
et qui immole : toutes ses passions à l’amour de Dieu Très-Haut
1390. Comment peut-on mépriser celui dont Dieu le Maître de
tous, s’occupe de manière particulière, de son sort et de toutes ses
affaires
1391. Dieu écarte Satan de son voisinage et le protège contre toutes
craintes et tristesses
1392. Lui confère la force de maîtriser son âme charnelle, de sorte
qu’elle n’aura d’emprise sur lui, et la éloigne de l’erreur
1393. Lui dévoilant Ses sciences cachées ainsi que tout secret qui
lui advient.
1394. Si jamais leurs propos hermétiques te rendent perplexe, toi
qui es profane, ,‘ évoque la déclaration du sage ABD-AL VADUD)
1395. Je ne comprend pas, quant a moi les propos des saints, car
moi , je suis ce que je suis et eux , et eux ce qu’il sont
1396. Il peut arriver, dis je à l’en d’eux de transgresser en
apparence a lettre de la loi (la Saria), et les gens le détestent
pour cette raison
1397. MUHAMMAD AL “GALÂWI”, le savantissime, que DIEU
lui accorde Son Bienfait le plus complet, dit :
1398. Quiconque attaque le poème des Saints du côté de la
grammaire ou de la 7 prosodie, est une personne éprouvée»
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1399. Avoir bonne conviction en eux constitue une sainteté, mais
formuler des critiques à leur endroit, est un délit
1400. L’histoire du disciple, dis-je, de notre Seih dans son ouvrage
junnat al-murîd”, illustre cette thèse
1401. Celui qui veut se rendre compte de la valeur des Saints aux
yeux du Maître du Trône et de leur considération, n’a qu’à se
référer
1402. Au texte de l’ouvrage intitulé «JijwaI al-anwar’ir fiI-dabbi
manasib al âhyâr» (Sources des lumières dans la Défense de la
valeur des saintes 7. élites)
1403. Par SIDI AL MUFITÂR, l’homme des secrets, que le
Seigneur Créateur l’agrée
1404. Certes, il est plus difficile, nous dit-il, de reconnaître le Saint
que de connaître Dieu, le Très-Haut»
1405. Car la grandeur du Très-Haut est évident clic n’est point
cachée à quiconque réfléchit bien
1406. Quant au Saint, il t dissimule partout ou il se trouve, parmi
les créatures humaines
1407. Mangeant, buvant comme tout être agit et régit de la même
manière que les autres et subit le mal
1408. Mais malgré tout, tous les saints sont des élus cachés dans les
lieux secrets de l’enceinte scellée du Tout puissant, seuls leurs
semblables les reconnaissent
1409. Chacun d’eux possède deux lumières selon l’information des
savants de la gnose
1410. Une lumière d’attraction attirant celui à qui Dieu doit faire
miséricorde et une lumière de répulsion qui pousse le damné
1411. Quiconque les croit dans leurs états mystiques, profitera des
dons gracieux de Dieu, le Maître absolu
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1412. Mais être injuste envers eux en les réfutant, est une attitude
coupable qui n’aura pour salaire que le malheur, ceci est très
sérieux
1413. Le comportement des Saints, est aussi divergent que celui des
Prophètes ainsi que leurs états respectifs
1414. Parmi eux il y a des individus qui ne manifestent aucun
charisme alors qu’il sont au sommet de la Wilaya (La sainteté)
1415. Il y en qui opèrent des charismes sans avoir réalise le parfait
équilibre dans la voie de la Sunna traditionnelle
1416. Il y en a qui volent dans les airs, ou marchent sur l’eau
1417. Il y en a qui parlent aux arbres, d’autres parlent aux
cailloux, au pierres
1418. Il y en a qui sauvent leurs disciples du danger alors qu’ils se
trouvent loin d’eux
1419. Certains ne sont capables de conjurer le péril que si le
disciple qui les appelle
1420. Mais tout disciple qui appelle à son secours, s’il est attaché à
celui qu’il ô appeIle
1421. Avec une parfaite confiance en lui, Dieu Très-Haut le sauve
au nom et par la bénédiction de ce saint et améliore son sort
1422. Il y en a qui abonnissent l’état d’un disciple par un simple
regard et la garantie du mal
1423. Il y en qui parfont l’état du serviteur alors qu’il se trouve
assis loin d’eux :
1424. Mais la condition de l’efficacité et de tout profit est, à l’avis
de toute, la sincérité du disciple et sa bonne intention
1425. Ainsi que son attachement indéfectible au Saint q’il appelle.
Heureux est celui qui aspire et s’engage fermement sans aucun
doute!
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1426. Quiconque fréquente ces saints, convaincu et animé d’amour
sincère se réjouira demain
1427. pourquoi pas ces saints sont les gens de l’Intimité (avec
Dieu) grâce à leur parfaite conviction, par l’exclusivité de leur
culte et par leur conduite excellente
1428. Nous prions Dieu de nous mettre au nombre de ceux qui
donnent leur. plein assentiment à tout ce qu’ils déclarent
1429. Nous L’implorons de les rendre tous aimables à notre coeur
ainsi que tous ceux qui les suivent
1430. Au nom du serviteur suprême AHMAD, que Dieu prie sur
lui et lui ‘ accorde son salut éternel
1431. Abordons maintenant, en détail, le sujet que nous avons
entamé, mais brièvement, je veux parler des causes efficientes de
la damnation
1432. Il faut compter parmi ces causes le fait de se faire passer
frauduleusement pour un Saint (un “walî”) le fait de simuler, de
contrefaire des charismes afin de paraître grand aux yeux des
gens
1433. Celui qui cherche, dis-je, l’efficacité dans l’action n’a qu’à
fréquenter les parfaits Saints
1434. Car c’est un fait évident que la plupart des “Seihs” de notre
époque sont e des fourbes, des coquins
1435. Il y en a parmi eux, qui ont une propension à dominer,
cherchant sans scrupule, à subjuguer les esprits par leur
ascendant
1436. Et cela, sans savoir distinguer entre les obligations divines
dites “Fard’’ et les traditions prophétiques (dites “sunna”)
1437. Ces vilains rusés: se targuant de perfection et de sainteté,
accablent le gens par leurs multiples et diverses relations
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1438. S’il t’arrive de louer à côté de l’un d’eux, un autre chef
spirituel, jaloux et passionné il suffoque de colère
1439. Au contraire, quand on critique un autre, il se réjouit à
l’écouter et sa figure rayonne, s’agissait-il d’un Seih dont tout le
monde connaît la vertu et la sainteté
1440. Il ne lui fait plaisir que d’être seul à être loué et exalté parmi
les créatures humaines
1441. Quand, en quête d’un guide éclairé, ton choix porte sur un
autre que lui, il en prend ombrage et s’irrite
1442. Malheur à lui! s’il était désintéressé, s’il n’avait d’autre
objectif que le salut exclusif de ce disciple
1443. Il aurait plaisir à le voir sauvé n’importe où, et par
n’importe qui, et son départ ne lui importait guère –
1444. Les chefs religieux de ce genre sont parmi les mercantiles,
après au profit matériel, il faut les fuir
1445. Le Seih qui se croit au-dessus des serviteurs de Dieu n’est
point à aborder, éloigne-toi de son voisinage, toi qui es vrai
aspirant
1446. La Bonté de Dieu n’est point restreinte, Il comble qui il veut
parmi Ses serviteurs
1447. Le célèbre proverbe relatif au jaloux renferme une sagesse,
soit : «certes, un jaloux n’est jamais noble (de caractère)»
1448. Comment pourrait-il être noble alors qu’il aime et souhaite
la perte de ‘‘ tous les biens à ses frères croyants
1449. Tu vois certains de ces faux chefs religieux (assoiffés. de
fortune et de prestige) la tête enturbannée, la figure
soigneusement voilée
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1450. Cherchant par ce fait à ressembler aux vrais chefs spirituels,
probes et vertueux dont le souci n’est tout le temps, que d’obtenir
l’agrément de Dieu Très-Haut
1451. Ces aigrefins-là évoquent très souvent Dieu par leur langue
alors que leur coeur reste parmi les plus corrompus de ce monde
1452. Ils affichent un ascétisme fervent à travers lequel. ils ne
visent que l’acquisition de biens et du prestige
1453. Certains Seihs prétendent ne pas manger les produits de la
culture du sol et dissimulent pudiquement leur perfidie
1454. Ils ambitionnent d’être comptés parmi les vrais combattants
qui luttent héroïquement contre l’âme “charnelle” et dont le but
unique est Dieu
1455. Or si de tels hypocrites restaient seuls près d’un récipient de
son, ils en useraient largement, il faut se méfier de ces gens-là
1456. Ils ignorent que le fait de manger, comme les autres, des
produits de la terre, constitue pour eux une louange dans la
Sarîa” .
1457. Tu peux voir certains d’entre eux se refuser à regarder les
femmes, la tête et la figure toujours voilées
1458. Se faisant ressembler aux Docteurs de la loi les plus
scrupuleux qui appliquent rigoureusement leurs sciences dans la
probité et l’humilité parfaite
1459. Pourtant si ce n’était les yeux des gens qui le regardent, ils
tenteraient ces femmes pour adultère ou pour autres indécences
1460. Certains prétendent parvenir à la proximité de DIEU,
abandonnent les actions pieuses et périssent
1461. Ils ont été trompés par leur manque de discernement, de
clairvoyance
1462. Le vrai sens du vobable AL ‘yaqîn” dans la seizième (16e)
surate AL ‘Hijr” V. 15, signifiant la mort, leur échappe ; ils lui
-----------------------------------------------
prêtent le sens étymologique qui signifie “sécurité” c’est plutôt ce
sens-ci : «adorer» Dieu jusqu’à la mort et non adorer Dieu
jusqu’à ce que tu aies le salut assuré dans la vie»
1463. Tant que tu n’as pas la chance de rencontrer un vrai
sauveur, content- toi de ce que lés vertueux anciens nous ont laissé
dans leurs écrits
1464. C’est la loi de l’Envoyé élu de (DIEU) que Dieu l’infaillible
lui accorde Salut et Paix
1465. Je te conseille de n’être ni borné, ni extrémiste, mais de
rester dans le juste milieu suivant la tradition prophétique
1466. On rapporte qu’être juste dans la bonne voie (La sunna)
constitue le point culminant de la vertu et de l’honneur
charismatique
1467. N’accorde point ta confiance a quiconque se présente sous les
apparences d’un Seih à notre époque
1468. Tout ce qui a une forme arrondie n’est pas un gâteau et Tout
point lumineux n’est pas la lune
1469. Non!toute eau n’est pas ‘Salsabil’’ et l’acide n’est pas, non
plus, le miel
1470. O homme lucide, tout ce qui illumines la nuit n’est pas un feu
pouvant réchauffer le voyageur! (transi de froid)
1471. Examine les hommes avant de prendre un compagnon et ne
suis jamais un novice ou un homme intéressé
1472. Il peut arriver que tu méprises une personne alors qu’elle
possède tous les honneurs.
1473. Ne mésestime jamais un serviteur de DIEU à cause de
l’humble habit qu’il porte ou à cause de sa toilette négligée
1474. Que de personnes en mauvaise toilette vestimentaire, mais
plaines de lumières et de secrets devins
-----------------------------------------------
1475. Que l’homme honorables et exaltes aux yeux du monde , tels
des pôles de l’univers partout ou il passent
1476. Dont la renommée est très repandue dans le pays, alors
qu’auprès de Dieu, il ne sont nullement mieux cotes qu’un singe
1477. Revenons aux règles de bonne conduite, données en prose
dans un ouvrage ou il est question des surates du « Quran »
1478. Des versets excellents et les mentions des Noms de Dieu (qui
réunissent
tous les avantages) soyez courageux et clairvoyants (il le faut bien)
1479. Et notamment quand on voit que la vie est de courte durée et
le temps insuffisant, soumettez-vous à Dieu, qu’il soit exalté! Et
éloignez-vous de tout ce qui nuit
1480. La lecture de la “sûrate” ‘AL MulK” (chap.67) chaque nuit,
préserve l’homme de toute frayeur dans la tombe
1481. Celui qui prie tous les jours deux “raka “ après la prière d’al
isa récitant dans ces deux rakas
1482. Al Mulk” (V.°7) et”As Sajdat” (S.°32 Dieu Très-Haut lui
accorde la rédemption des fautes qu’il avait commises
1483. Et l’élèvera demain à un haut rang et lui enregistrera un
bienfait à la place de chaque faute commise
1484. L’homme acquiert aussi, grâce à ces deux surates des
avantages et la réalisation de ses voeux
1485. Les deux sûrates de Al Awâne (S.2) et Al lmrâne (S.3)
suffisent comme argument, demain dans la tombe (pour répondre
aux anges interrogateurs)
1486. Si tu lis la “sûrate” de “AlÂwâne “n°2 dans une chambre,
par peur des “Jinn” et de satan
1487. Satan ni aucun démon ne pénétreront pour trois jours dans
cette chambre .
-----------------------------------------------
1488. Quiconque lit ces deux surates en entier, pendant la nuit afin
d’obtenir un profit
1489. Dieu le clément l’élève au rang des adorateurs dévots parmi
ses créatures et il ne sera jamais mésestimé
1490. Celui qui lit Al Imrâne (S.3) un jour de Vendredi, les anges
prieront avec humilité pour lui
1491. Du début de la lecture jusqu’à la nuit, d’après une relation
rapportée
1492. Certes, le verset de Al Kursiyy (Ayatu-L-Kursiy), vaut le
quart(1/4) du Coran en lecture
1493. Quiconque le lit, après une prière obligatoire, acquiert le
meilleur viatique
1494. Ca, rien, si ce n’est la mort, ne le sépare plus du Paradis de
son Seigneur
1495. Il te suffit de lire les versets se trouvant à la fin de la sûrate
de “Al awane
1496. Si tu lis la fin de Al Imrâne dans une nuit,- désirant
l’agrément de Dieu le Clément
1497. Ton Seigneur, qui est fort au-dessus de tout, note à ton
profit, une récompense égale à celle d’une personne ayant prié
toute la nuit
1498. Si tu lis la sûrate de “AL Dubâne” 044 dans une nuit, tu te
réveilles le matin pur et exempt de tout péché
1499. Car soixante six mille (66.000) anges implorent auprès du
Seigneur la rédemption de tes péchés
1500. Sache, o mon ami, que la sûrate Ar-Rahmane est (Vt55)
appelée la reine du Coran
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1501. On rapporte que la lecture de la Sûrate de “AL Hadîd” n°57
du début Jusqu’a la fin du verset six équivaut a la récitation de
mille (1000) versets en récompense
1502. Les deux surates de Al-Kafiroun n° 109 et d’An Nasr no 110
équivalent en lecture, au quart du Coran
1503. Chacune des deux Surates al Adiyat n°100 et Idâ Zulzilat n
99 équivaut à la moitié du livre saint
1504. O, mes frères, la surate d’”Al Ihlas’’ (S. 1l2,) équivaut,
sachez-le, au tiers du Qur àn
1505. Si tu la lis chaque jour, deux cents (200) fois, mon ami,
1506. Tu obtiens le pardon de tes péchés pendant cinquante (50)
ans, sauf les dettes que tes créanciers réclament
1507. Si tu la récites en prière ou à n’importe quelle heure
1508. Ton Seigneur te fait une assurance contre l’Enfer, prends
donc l’habitude. de la lire
1509. Quiconque la lit douze (12) fois après la prière du matin, sera
traité comme ayant lu
1510. Tout le Coran quatre fois et sera considéré parmi les
meilleurs habitants de la terre au jour du Jugement
1511. Puis, les deux surates qui viennent immédiatement après elle
dans le livre, sont les meilleures choses par lesquelles tu cherches
refuge en Dieu suis- les
1512. Il n’y a ni dans la Thora ni dans l’Evangile de semblables
‘Sûrates”, ni même dans ce Coran “(Quran)”
1513. Si tu les lis sept (7) fois avec la “Ftiha’’n° let “Al Ihilis” n°
112 tous ces sept (7)
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1514. Cela après la prière du Vendredi, avant toute parole profane,
la station assise demeurant, Dieu t’accorde son Salut et te protège
1515. Contre tout mal que pourrait craindre un homme jusqu’au
vendredi suivant d’après l’ensemble des traditionnistes -.
1516. La lecture de la Sûrate” “Al-Kahf” (n° 18,) le Vendredi,
constitue le a moyen le plus éminent pour acquérir des avantages
1517. Si désirant l’agrément de Dieu, tu la lis ce même jour, ton
Seigneur t’illumine la distance qui te sépare de la Kaba
1518. Si on la lit un vendredi, elle illumine jusqu’au vendredi
suivant au profit du lecteur
1519. Quant au lecteur de la “surate” de ‘Yâ Sîne”, (S.36) il se
verra pardonner toutes ses fautes
1520. Mon ami, si tu lis tous les jours, sans interruption, le verset
de “Al-Kursiyyi’’ jusqu’à ‘_.AL-Azîmi’’ (fin du 2e verset)
1521. La “Sûrate” de “Al-Duhàn” in etenso et le début de
“Al gâfir” ,‘surate” n°40 jusqu’à Al-Masîru (fin du deuxième
verset)
1522. Tous les jours, matin et soir, on te préserve de tout danger à
tout moment
1523. Quiconque récite la formul «Subhana dil Mulki Wal
Malakûti-Subhâna dil Izzati Wal Jabarûtî Subhâna - I-Hayyi -LLadî
Lâ Yamûtu Subûhun Qudûsun Rabbu-I-Malâ Ikati War-
Rûh»
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TRADUCTION
«GLOIRE au Maître de l’Univers matériel et Spirituel ‘! Gloire
au Maître de la puissance et de la force
Gloire au Vivant qui ne meurt jamais, qu’Il soit tout glorieux, tout
saint Lui, le Maître des anges et du grand Esprit “AL -RUH “»
1524. Une fois dans un jour, dans une semaine ou dans un mois,
verra dans l’année, Dieu le Maître des choses, lui pardonner tous
les péchés
1525. Qu’il aurait commis dans cette année (conformément au
rapport de ALGAZALI
1526. La meilleure formule de demande de pardon dite le «
Seigneur des “Al istighfàr” s, quiconque la récite matin et soir,
obtient satisfaction :
Allâhumma, anta rabbî, lâ ilâha i!lâ anta halaqtanî wa anâ
abduka wa anâ alâ ahdika wa wa dika mastata tu a ûdu bika min
arri mâ sanà tu abû -u laka bini’ matika alayya wa abû -u laka
bidan-bî fag fir it fa-innahû lâ yagfiru-d-dunû ba illâ anta»
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TRADUCTION
I
« O, Seigneur, Tu es mon Maître, il n ya de Divinité que Toi, Tu
m’as crée, je suis Ton esclave, j’observe tes ordres et attends Ta
Promesse selon mes possibilités.
*Je me réfugie en toi contre le mal de mes actions, je recours à Toi
pour la reconnaissance de Ts Bienfaits en ma faveur et je recours
vers Toi pour mes péchés
*Accorde-moi la rédemption de mes péchés car nul, si ce n’est Toi,
ne peut e accorder la rédemption des péchés.»
1527. O frère ! chaque fois qu’on veut t’entretenir de colifichets,
recours au “Tasbîh” et au “Tahlîl”
1528. Ou bien réponds par la louange (de Dieu) ou par la négation
en disant
«Subhana-l-lahi wabi-hamdihi Subhanal LahilSazim» ou bien
«Subhâna-1-lâhi.wal- hamdu li-l-lâhi wa-1 lâ ilâ ha illa-l-lâhu wal-
lâhu akbar walâ hawia walâ quwata illâ
• Cala est plus avantageux, plus valeureux que ce bas-monde et
tout ce qu’il contient
TRADUCTION
Gloire à Dieu! Louange à Dieu! (2’ formule- la négation) Il n’y a
de Divinité qu’ALLAH, Dieu est grand!
Il n’y ni moyen, ni force si ce n’est par Dieu le Très-Haut et le
Très- Grand;
1529. Refusant ce pouvoir à quiconque autre que Dieu notre
Seigneur, ou employant d’autres formules pour demander, nuit et
jour, le pardon de Dieu et en méditant également
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1530. Chaque fois que le sommeil assaille tes paupières, combats-le
par des ‘rakas” de la sorte, tu triomphes
1531. Ne verse jamais dans la paresse, car la vie est fugitive, il est
sage d’éviter de perdre son temps
1532. O frère, laisse la médisance, laisse l’ostentation dans les actes
et aussi la fierté laisse la jalousie et la présomption
1533. Le manque de pitié pour le genre humain, l’amour de se
distinguer, d’être considéré au-dessus des gens de ta génération
1534. Quiconque réunit ces vices ou qui est entaché d’un seul (de
ces vices) perd tout et périt
1535. Car cela cause le refus, par Dieu, de ses bonnes actions, il
importe alors d’être intelligent
1536. Notre chef AL GAZALI s’est étendu sur ce sujet, que Dieu
lui accorde éternellement son agrément
1537. L’origine en est un”Logia” provenant du meilleur Envoyé, à
propos duquel a pleuré MUAD IBN JABAL
1538. En bref le contenu de ce récit est que le Prophète d’ALLAH,
salut et paix sur lui
1539. A pris un jour, MUCAI? en croupe sur le dos de sa monture,
(que Dieu qui l’a préservé de l’impiété et du malheur lui accorde
Son agrément)
1540. L’Elu leva son regard vers le ciel, louant Dieu le Bienfaiteur
1541. Et après avoir médité quelque temps, appela MU AD, qui lui
répondit ‘Labbayka”,. O meilleur• des créatures humaines!
1542. Le Prophète lui dit : «Je vais te faire une prédication utile, si
tu l’appliques
1543. Mais si tu l’oublies, tu annules. ton argument devant le
Maître du ciel»
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1544. Puis il lui fit le récit (dont il est question aux vers 1531 et
suivants) jusqu’à la fin, l’angoisse et la peur lui serrèrent
fortement le coeur
1545. MUAD pleura par la suite, (que Dieu lui accorde Son
agrément ainsi qu’à tous ses frères musulmans)
1546. Revenons, encore une fois, sur les ‘Adâbs” qui doivent
constituer la fin de ce livre
1547. Le fait de se soucier, disons-nous, des choses auxquelles Dieu
attache une bonne fin de vie, fait partie des “Adâbs”
1548. Nous avons réalisé un bon fin ici pour notre ouvrage, nous
prions Dieu d’en faire de même pour notre vie
1549. Par Sa Grâce et par Sa Générosité, par Sa Bonté, Sa
Mansuétude rayonnante
1550. MASSALIK AL JINAN (Itinéraires des Paradis) a pris fin
ici, par la Grâce de notre Seigneur Munificent
1551. Louange à Dieu qui nous a permis de terminer notre ouvrage
qui nous avait tant préoccupé
1552. Cette prose versifiée qui, dès son achèvement, surpasse en
valeur et en beauté, la grosse perle, le corindon et le corail
1553. Dotée du pouvoir de la purification des coeurs qu’elle
débarrasse de tout ce qui mène à la carence
1554. Elle renferme en sagesse mystique, une qualité qui, par son
quasi perfection, pourrait remplacer tous les livres du genre
1555. Par la Grâce de l’Auguste, du Majestueux. Que Dieu bénisse
cet ouvrage de manière à m’accorder la satisfaction de tous mes
besoins!
1556. Dieu fasse de cet ouvrage un itinéraire menant au Paradis
pour quiconque s’engage dans sa voie
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1557. Je sollicite, comme récompense, par Sa pure Bonté, Son
Agrément, Son Pardon et Sa Grâce
1558. La joie, la lumière et la garantie contre tout châtiment dans
la tombe, et contre le tourment au jour de la grande Terreur
1559. Que Dieu accorde et continue d’accorder salut et paix à celui
qui nous a tirés des ténèbres
1560. MUHAMMAD le meilleur Prophète, qui a abonni l’état du
proche comme celui du lointain
1561. A sa Famille, à ses Compagnons adorateurs de Dieu et à toute
personne qui suit leur chemin, parmi les serviteurs
1562. Tant que la science (religieuse) profitera à son versificateur
qui l’enseigne par la Grâce de Dieu et lui procurera une heureuse
fin.
O Seigneur accorde salut et paix à notre maître Muhamad
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